Bienvenue

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Bienvenue à tous sur ce blog où je posterai l'ensemble de ce qui est sensé être, sinon un "roman inachevé et passé aux oubliettes", une simple histoire...



J'espère que celle-ci vous plaira, et que si ce n'est pas le cas, vous m'en expliquerez les causes de manière civilisée, me permettant par la même occasion de progresser ( beaucoup beaucoup, sisisi, c'est possible )

Bref, vous serez des gens gentils qui m'aideront à traquer le moindre défaut, et qui s'abstiendront des commentaires basiques et peu sincères de ce genre ( je cite ) : "J'adooooooooooooore trooooooooooooooop vivement la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiite"
Genre de commentaires auxquels, désolée, je ne crois pas...



Si vous voulez être prévenus de la suite, un commentaire ici suffira pour que je vous ajoute à la liste, mais ayez la sympathie de suivre, je ne m'amuse pas à copier/coller un commentaire pendant une demi-heure pour recevoir en retour trois visites.



Quant aux plagieurs, ces gentils plagieurs qui ont trouvé leur nouveau chef d'oeuvre, je leur suggère d'aller chercher ailleurs, ici, c'est en chantier et la qualité n'est pas garantie. En revanche, si vous persistez, pas de pitié, je dénonce... !



Je ne rends pas les commentaires, je choisis mes préférés, j'accepte les amis si je veux, et je lis et valide les pubs, mais ne vous fatiguez pas trop, généralement, je ne clique pas.



Bonne lecture à tous !

Dreams/Elii'



Prévenus :

Dragan complication-volontaire Magali TearsxInfection Niliame Len Liv' Taga


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# Posté le mardi 10 novembre 2009 11:31

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 06:59

Blog sous licence

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# Posté le mardi 10 novembre 2009 11:33

I.

I.
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les-larmes-d-encre Le vieil homme, lentement, appliqua sa main tremblante contre la fenêtre et frissonna au contact de la vitre froide. Celle-ci n'était pas transparente, à peine translucide. On ne voyait à travers que quelques taches de couleurs floues, mais le fin carreau laissait tout de même les rayons du soleil éclairer la modeste maison. La pièce, seulement meublée d'une table basse et d'une paillasse, était circulaire. En son centre, un foyer éclairait d'une lueur tremblante l'intérieur, et dispensait une faible chaleur.
les-larmes-d-encreMais lui... Lui, il avait froid. Toujours. Et l'hiver, encore plus. Celui-ci était rude, et il savait bien que même s'il l'avait voulu, il n'y aurait pas survécu. Il ne voulait pas.
les-larmes-d-encreDétachant chacun de ses mouvements, il se retourna.

« Ulaz, murmura-t-il, Ulaz... »

les-larmes-d-encreImmédiatement, un jeune garçon monta par l'échelle qui communiquait entre le rez-de-chaussée et l'étage. Il ne devait pas dépasser les dix ans, et portait les cheveux courts. Le teint pâle et ses yeux bleus écarquillés, il arborait une mine inquiète. A peine entré, il entama le monologue devenu quotidien depuis quelques mois :

« Vous avez besoin de quelque chose ? Voulez-vous un verre d'eau ? Je rajoute une bûche dans le feu ? Dois-je chercher le docteur ? Vous avez faim ? Vous vous sentez faible ? J'espère que vous n'avez pas repris du Rhum comme la semaine dernière, vous savez très bien que cela vous fait plus de mal que de bien ! Combien de poivre dans votre soupe ? Vous...
- Rien de tout ça, le coupa l'homme. Va me chercher Lunn'. J'ai à lui parler. »

les-larmes-d-encreIl ferma les yeux un instant, et, lorsqu'il les rouvrit, Ulaz était parti. Il sourit... Ce garçon plein de bonne volonté irait loin. Il le savait. Après un dernier coup d'½il par la fenêtre, le vieil homme s'assit sur la paillasse. Une dernière chose, et il irait en paix. Une dernière fois, il se remémora ce qu'il avait à dire, puis il attendit. Un martèlement lui annonça l'arrivée des deux enfants. Il sentit le courant d'air lorsqu'ils ouvrirent la porte d'entrée, le courant d'air lorsqu'ils la refermèrent. Les pas continuèrent, puis une masse de cheveux noirs apparut en haut de l'échelle.

« Première ! » s'exclama Lunn' avant de se laisser tomber, essoufflée, sur le sol de bois.

les-larmes-d-encreQuand elle se redressa, Ulaz et le vieillard l'observaient. Alors, elle se releva.

« Vous vouliez me parler ? »

les-larmes-d-encreL'homme ne répondit pas. Elle le comprenait. Ce devait bien être la seule. Conscient que c'était la dernière fois qu'il la voyait, il la détailla avec attention. Elle aussi était pâle, mais ses joues légèrement rosées tranchaient avec le reste du visage. Sa lourde chevelure noire était encore ébouriffée par sa course, et sa poitrine se soulevait bruyamment tandis qu'elle reprenait son souffle. Elle devait avoir une quinzaine d'année, peut-être un peu moins... Il ne lui avait jamais demandé. Son visage était encore juvénile, et ses pommettes demeuraient rondes, surmontées par deux yeux argentés. C'était là, quand on y réfléchissait, le seul point qui la différenciait des autres. Ses yeux.

« Oui, je voulais te parler. Viens donc là, c'est important. Ulaz, tu peux descendre. »

les-larmes-d-encreLa jeune fille vint se placer à côté de lui, et il continua à contempler son visage. Il s'emplit de sa douceur et punit à nouveau le destin de lui imposer ces horreurs. A elle et aux autres. Lorsqu'il ouvrit la bouche, les yeux s'agrandirent encore.

« Ecoute-moi, car je ne parlerai pas de nouveau. J'ai préparé ce moment souvent, j'y ai songé chaque jour de ma vie depuis des années, et maintenant que le moment est venu, je sais quoi te dire. De ta vie, tu ignores tout. Alors écoute... Ecoute. »

les-larmes-d-encreSa voix éraillée tremblait légèrement, et il avait la gorge sèche. Il se contraignit cependant à continuer.

« Je ne sais pas qui sont tes parents, je ne sais pas plus de choses que toi sur ton passé. Ou peut-être une. Vois-tu, il existe une légende qu'on a dû te raconter maintes et maintes fois quand tu étais plus jeune. Cette légende possède un fond de vérité. Je ne te la raconterai pas, je ne te dirai même pas de laquelle il s'agit. Mais cela, tu le découvriras. Il faut que tu saches, Lunn', que si certaines personnes, comme Ulaz et toi, n'ont pas les yeux noirs, la raison n'est pas que vous n'êtes pas d'ici. Tes yeux, quelqu'un en a donné la couleur. Je ne peux pas te dire qui, je n'en ai pas le pouvoir. Mais ce don, tu dois le savoir, est un cadeau empoisonné. Tu dois me croire, Lunn', il faut te méfier. Il arrivera bientôt une caravane au village. Quand elle repartira, tu devras aller avec elle. Ne pleure pas les gens du village, ne pleure pas les souvenirs, ni les saisons, ni la pluie, ni la neige. Ne pleure rien du tout. Pars, et dis-toi que tu ne reviendras pas. »

les-larmes-d-encreIl se tut encore. Lunn' retenait sa respiration.

« Une dernière chose. Apprends qu'il n'y a pas de réalité. La vie est un long rêve, beau ou horrible. La tienne ne sera pas belle. Mais un jour, tu te réveilleras. Ne regrette rien, et ne pleure rien. Pour moi, le réveil est arrivé. »

les-larmes-d-encreElle ouvrit la bouche, puis la referma. L'homme s'était figé, les yeux mi-clos, une ébauche de sourire flottant encore sur son visage.
les-larmes-d-encreLa jeune fille ne prit pas la peine de lui fermer les yeux, et, lentement, rentra chez elle.






les-larmes-d-encreL'hiver passa, le printemps arriva.
les-larmes-d-encreEt la caravane vint, et la caravane partit.
les-larmes-d-encreLe printemps passa.


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???

# Posté le mardi 10 novembre 2009 12:25

II.

II.
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les-larmes-d-encreThor Malgin n'était pas un homme élégant. Il n'était pas sociable, et n'avait jamais eu d'autres compagnons que ses camarades de beuverie. Et encore... Thor Malgin n'était pas quelqu'un de sensible, non, il ne se souvenait pas d'avoir pleuré une seule fois dans sa vie. Il n'avait jamais douté. Le doute, c'était pour les faibles. Thor Malgin mangeait, buvait, et fumait beaucoup. Il s'était engagé, à dix-huit ans, dans l'armée, et il n'en était jamais reparti. Il aimait se battre. Mais plus encore que se battre, plus encore que l'alcool, le tabac et la nourriture, Thor Malgin aimait son métier. Son vrai métier.
les-larmes-d-encreThor Malgin était un assassin professionnel.
les-larmes-d-encreLa femme qui, ce jour là, lui avait remis la moitié de sa paye pour le travail confié, il ne l'avait jamais vue. Elle était mince, maigre, plutôt, et semblait à peine tenir sur ses jambes. Ses cheveux, s'ils étaient sales, avaient tout de même été coiffés sommairement, puis attachés en queue de cheval par un lacet de cuir. Elle n'avait pas prononcé un seul mot et lui avait fourré une bourse dans les mains avant de s'effacer dans la nuit. Il avait accroché la bourse à sa ceinture, et, il était parti en chasse. La nuit était encore jeune lorsqu'il avait traversé le campement, et seules quelques étoiles brillaient faiblement dans le ciel bleu sombre. Il n'avait pas traîné. La tente, plus grande que les autres, se trouvait au centre, et l'entrée était surveillée par deux gardes déjà endormis qu'il assomma d'un coup de poing sous le menton à chacun. Il faut savoir que Thor Malgin n'était pas un homme délicat.
les-larmes-d-encreL'homme était ensuite entré dans la tente, et avait attendu que ses yeux s'habituent à l'obscurité ambiante. Une première couchette avait été installée à droite de l'entrée, et, dessus, une petite forme s'abaissait et se soulevait au rythme d'une respiration bruyante. A côté, il y en avait une autre, plus grande, mais vide. Le regard de l'assassin glissa sur une armoire de bois, puis sur un bureau et une chaise. Le premier était en marbre, la seconde en bois doré. Un immense tapis était étendu sur le sol gelé, et lorsqu'il avança, il s'étonna qu'il soit si doux et si épais. Forcément. L'air était doux, le froid de l'automne n'avait pas encore pénétré dans l'antre du général. Celui-ci s'était absenté quelques jours, et il lui avait par la même occasion laissé le champ libre.
les-larmes-d-encreThor Malgin fit encore un pas, puis deux, et il attendit. Il voulait que la fille le voie. Qu'elle ait peur, qu'elle crie, qu'elle appelle, qu'elle... L'enfant ne fit rien de tout ça. Ses deux prunelles vertes jaillirent soudain de l'obscurité, comme deux bougies qui s'allument, et elles fixèrent l'inconnu. Calmement. Oh, comme il les haïssait, ces yeux, comme il les haïssait ! La gamine devait avoir moins de sept ans, et elle ne se prenait pas pour rien, la morveuse, ah ça non ! Il l'avait vue souvent parader parmi les soldats, accorder un sourire à l'un, en refuser un à l'autre, lever le menton, agiter la main négligemment... Le général aussi, il ne l'aimait pas. Mais lui, encore, c'était le chef. Il ordonnait, ils exécutaient. Alors que la gamine... Il ne savait pas pourquoi il devait la tuer, elle précisément, mais ça ne le dérangeait pas plus que ça... En fait, il considérait cela comme une vengeance personnelle de toutes les fois où elle l'avait ignoré, lui, et salué un autre... Thor Malgin n'aimait pas être ignoré. Particulièrement par une morveuse.
les-larmes-d-encrePour l'occasion, il avait sorti sa hache, sa belle hache à double-lame, celle dont il avait hérité de son grand père, et il l'avait affutée, jusqu'à obtenir un tranchant parfait. Mais là, maintenant, alors que ces deux yeux étaient posés sur lui, il ne savait pourquoi, cette arme lui pesait. Il n'avait qu'à faire deux pas, juste deux pas, et tout serait fini, mais quelque chose l'en empêchait. Pas la pitié, non, il ne connaissait pas le sens de ce mot, il... Il se sentait simplement incapable d'abattre sa hache. Comme une barrière mentale qu'il lui aurait fallu abattre pour abattre ensuite la fille elle-même. L'idée lui plaisait, au fond. Thor Malgin appréciait beaucoup le verbe « abattre ».
les-larmes-d-encreMais il avait beau batailler et lutter tant qu'il pouvait contre cette barrière, il ne parvenait à rien. Rien du tout.
les-larmes-d-encreAlors, quand la nuit fut avancée, et quand le froid parvint enfin à pénétrer dans la tente, quand ce froid l'enveloppa, il se retourna et sortit. Le jour était encore loin. Sans se presser et sans épuiser son cheval, il aurait bien le temps de parcourir quatre miles avant l'aube.


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???

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 12:13